Doc et Daryl aux Sixers !?!

Miraculeusement, la bulle sanitaire NBA a tenu bon à Orlando. Adam Silver, Michele Phillips et Chris Paul peuvent être fier de leur travail. Zéro cas de Covid 19 et une qualité de jeu étonnant dans des circonstances draconiennes ou la bulle ont forcément eu son effet sur la santé mentale de tous les acteurs. À la fin, les lakers ont le mieux géré la situation en grande partie grâce à leur leadership et expérience en commençant par Lebron James, l’incontestable numéro un NBA sur et en dehors du terrain malgré ses 36 ans!  En gagnant le titre, les Lakers ont redoré le blason du « tall ball » et ont signé la fin du mega small ball version Rockets, Heat ou Celtics.  On peut s’attendre à une importance accrue des pivots cette saison car la formule des Lakers était de dominer les adversaires physiquement en attaque et en défense sans oublier d’être prolifique et adroit à 3 pts de partout sur le terrain dans les moments cruciaux.

     L’équipe qui risque de représenter le plus cette tendance est les Sixers de Philadelphie après des changements profonds dans leur management avec les arrivées surprises de Doc Rivers comme coach et de Daryl Morey comme président.  Après 13 saisons plein de succès à Houston, Morey a senti tourner le vent quand Mike D’Antoni a refusé de rester et Doc Rivers a refusé de le remplacer.  Sentant que le proprio n’allait pas pouvoir sur-dépenser à cause de la fragilité de ses affaires privées dû à la crise sanitaire, Morey voulait faire une année sabbatique pour se rapprocher de sa famille dans l’est du pays après la grosse fatigue de la vie dans la bulle. Cependant, considérant qu’il est jugé parmi les meilleurs bâtisseurs de franchise de la NBA, le téléphone n’a pas tardé à sonner malgré la fameuse « crise chinoise  » du début de saison. Le projet des Sixers lui a toute suite plu car il allait retrouver Rivers, un coach qu’il apprécie depuis longue date et deux jeunes superstars, Joel Embid et Ben Simmons.  Morey a toujours considéré le talent des joueurs comme le plus prioritaire et que le job du coach c’est de trouver le moyen d’en tirer le maximum de ce talent.

      La surprise pour beaucoup d’entre nous vient du fait que le micro ball de Houston est aux antipodes du tall ball de Philadelphia.  Cependant, Morey est connu pour faire beaucoup de trades et un simple exchange Simmons contre Devin Booker pourraient équilibrer et faire evoluer rapidement le jeu des Sixers, par exemple.  Pour le moment Morey jure qu’il veut garder Ben et prendre le temps avant de le juger.  Ajouter d’autres stars semble compliquer car Philly paie déjà le luxury tax et possède une masse salariale couteuse mais Daryl est créatif et utilise beaucoup les analytics donc améliorer l’effectif reste toujours possible.

     Doc Rivers, très critiqué après l’effondrement des Clippers en play-offs (pas la première fois !), reste très coté et populaire et il va apporter une touche « old school » aux Sixers.  Son credo, défense d’abord, puis ballon à la franchise player Embid dans le money time.  Il a brillé avec des vétérans à Boston mais avait plus du mal à gérer les egos des jeunes vedettes aux Clippers et Phila possède surtout des jeunes vedettes !  Les Sixers peuvent bien défendre mail ils doivent chercher plus de constance car être la meilleure équipe à domicile mais une des pires à l’extérieur ne suffira pas !  Rivers a été remplacé à LA par Tyrone Lue, son assistant.  Bonne chance à lui pour trouver une vraie alchimie et des vrais meneurs d’hommes dans une équipe rongée par la jalousie interne la saison dernière.  Cela sera toute autre chose que de filer les clés du camion à LeBron comme il a fait à Cleveland !  Les dirigeants des Sixers compte sur Morey et Rivers pour franchir un palier vers une finale de conférence tout en espérant davantage.  Avec la concurrence accrue de Brooklyn version Steve Nash- Mike d’Antoni-Kyrie Irving-Kevin Durant et des équipes déjà fortes comme Miami, Toronto, Milwaukee et Boston, la tache de Philadelphia sera difficile.  Situation similaire à l’ouest avec le retour en haut probable de Golden State qui va chambouler les forces en présence.

     La saison va redémarrer le 22 décembre pour 72 matches et finir avant les Jeux Olympiques sans la garantie de pouvoir accueillir du publique dans les salles.  LeBron aurait préféré mi-janvier et pour une fois la NBA n’a pas suivi son désir car les intérêts des chaines de télé priment sur tout le reste représentant 60 percent du chiffre d’affaires !  Les chaines voulaient les grosses audiences affichées autour de Noel et ne voulaient pas la concurrence directe avec les JO.  Commencer un mois plus tard aurait couté jusque un milliard, une perte qui aurait été partagé moitié-moitié entre les joueurs et les proprios déjà ébranlés par la saison passée.  La bonne nouvelle c’est la réduction des voyages de 25 percent et la continuation des matches « play-in » à la fin de la saison régulière.  Dans ces temps moroses, les fans de la NBA sont sans doute contents de savoir que leur spectacle préféré sera de retour dans seulement six semaines !  

Publié par Sid Ahmed Baroudi

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